Partagez|

CANAE ▽ it comes and goes in waves.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Invité
Invité







MessageSujet: CANAE ▽ it comes and goes in waves. Ven 20 Juil - 20:06



caïn&danaé

❝ Some people come into our lives and quickly go. Some stay for awhile and leave footprints on our hearts. And we are never, ever the same.❞


Le vent. Le vent et l’odeur des fraises. La pluie qui menaçait de tomber. Le cerf qui courait à quelques mètres de là. Tant de petites choses que Danaé pouvait ressentir et qui remplissait son cœur d’une plénitude sans nom. Il n’y avait rien qu’elle aimait plus que la nature. Rien. Elle se sentait si bien ici, au milieu des plantes, loin de toutes formes de stress et de contrariétés. Et autant dire que depuis la disparition d’Abel, de calme, elle en avait plus que besoin. Elle ne comprenait pas vraiment ce qui avait pu se passer dans cette forêt. Cela ne ressemblait pas à son petit ami de disparaître de cette manière, pas du tout. Ni non plus d’ailleurs à son meilleur ami. Eotion avait toujours été un satyre fiable et sur qui elle pouvait compter. Il était celui qui lui avait sauvée la vie il y a plusieurs années et qui l’avait aidée à s’intégrer au camp. Il ne pouvait pas l’avoir abandonnée comme cela. Non, ce n’était pas son genre. Et ce n’était pas le sien de rester les bras croisés pendant que deux des trois personnes qu’elle aimait le plus sur cette planète. Non, et dès le lendemain, elle partirait, probablement avec Siam, à la recherche de ces derniers. Armes à la main, elle était prête à affronter tous les monstres possibles pour les retrouver. Elle n’avait pas peur. Non, elle ne craignait pas le danger. Ici, elle avait appris à se batte mais aussi, à être courageuse. Et quand vous étiez la fille d’une déesse, le courage ne pouvait pas vous faire de mal. Surtout quand vous deviez risquer aussi souvent votre vie. Aussi loin qu’elle se rappelle, la vie de Danaé n’avait jamais été tranquille. Petite, déjà, les autres enfants l’embêtaient à l’école et la martyrisaient en raison de sa trop grande gentillesse et de sa naïveté. Ils se montraient méchants avec elle, voire même cruels. C’était en raison de ces derniers qu’elle avait rencontré pour la première fois l’un des frères Cornwell. Caïn. Son Caïn. Son frère de cœur, celui qu’elle couvait et surprotégeait presque avec la férocité d’une lionne. Il était ici depuis seulement une semaine et elle gardait presque en permanence un œil sur lui. Elle avait peur de le perdre, comme son frère, et pour qu’une telle chose n’arrive pas, elle ne restait jamais loin de lui. De toutes les manières, même si elle avait voulu prendre ses distances, cela n’aurait pas été efficace. Quand ce n’était pas elle qui collait Caïn comme une sangsue, c’était comme si ce dernier était amené tout naturellement amené à la retrouver, comme si le destin les remettait inévitablement sur le chemin l’un de l’autre, qu’il le veuille ou non. Et cela lui faisait plus que plaisir.

Et d’ailleurs, elle le voyait errer dans les champs, non loin d’elle, à se demander ce qu’il pouvait bien faire ici. Cependant, alors qu’elle s’apprêtait à se lever et à le saluer, une idée presque diabolique lui traversa l’esprit. Elle se mit à ramper telle une militaire au sol, roulant parmi les plantations de fraises, discretos, jusqu’à arriver derrière le brun. Sans prévenir et avec un rire machiavélique et silencieux, elle attrapa soudainement les chevilles du jeune homme en le tirant en arrière. « BHWAH! » Elle hurla alors qu’il tombait en avant dans les fraises, sous les rires amusés de la jeune fille qui se rapprocha du brun, le faisant rouler sur le dos pour pouvoir voir son visage. Ce dernier était recouvert de fraises écrasées, le faisant ressembler à une tartine de mie blanche recouverte de confiture. Autant dire qu’il était tellement drôle ainsi qu’elle éclata littéralement de rire à sa vue. « T’es trop drôle, Caïn ! » Elle se pencha alors sur lui, ses mains posées contre la terre de chaque côté de sa tête alors qu’elle penchait la tête sur le côté, le regard tendre. Caïn était très précieux pour elle. Il l’avait toujours été, son héros aux yeux clairs. Même si elle était celle qui l’avait sauvé la dernière fois, cela ne changeait rien pour elle. Il était et serait toujours son héros. Elle remit gentiment une mèche de cheveux du brun qui s’était décoiffée dans la chute derrière son oreille et avec une infinie douceur, elle récupéra un peu de fraise sur la joue de ce dernier pour les porter à ses lèves et finalement, le manger. « Mmmh… délicieux. » les yeux fermés, le soupir d’aise qui voulait tout dire, le doigt entre les lèvres, elle découvrait le plaisir sucré du fruit alors qu’elle passait légèrement sa langue sur sa lèvre inférieure, avant d’ouvrir ces grands yeux candides et innocents et de rire en enlevant le doigt de sa bouche. « Tu veux goûter ? » Sans plus de cérémonie ni même sans attendre la moindre réponse de sa part, elle reprit un peu de fraise sur le visage du brun et elle approcha son doigt de la bouche de ce dernier, l’incitant à prendre ce qu’il y avait dessus pour goûter. Les actions de Danaé auraient pu paraitre étranges de la part d’une autre personne mais la brune avait toujours été aussi tactile et câline et ce, notamment avec Caïn. Bien qu’elle disait le considérer comme son petit frère, n’importe quel œil extérieur à leur relation pouvait voir qu’un lien étrange et indistinct existait entre les deux jeunes gens. Ils étaient tous ce que l’autre n’était pas et pourtant, et malgré le fait que Caïn n’était désormais là que depuis une semaine mais plus personne n’arrivait à imaginer Danaé sans ce dernier. Tous s’accordaient à dire qu’une histoire louche, qu’un triangle aux flèches passionnées tournées vers la brune s’était mis en place. Personne pouvait réellement déterminer les sentiments des uns pour les autres mais tous s’accordaient à dire que dès qu’Abel serait de retour, les choses risquaient de devenir plus que passionnantes au camp. Un amour gloire et beauté au pays des sang-mêlés. Pourtant Danaé elle était à des milliers d’années de pensées ça. Pour elle, tout était bien clair et défini dans son cœur. Du moins, c’était ce qu’elle se disait et se répétait depuis des années. Danaé n’avait jamais été forte pour les sentiments. Et avec ce qu’elle avait vécu, elle s’était construit un verrou sur le cœur. Caïn en était-il la clé ? Et s’il parvenait à ouvrir le cœur de la belle, serai-ce pour le réparer et en prendre soin ou pour mieux le détruire ? Même Apollon le prophète n’aurait pu le dire.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

∞ WE SHOULD BE TOGETHER TOO





ϟ double compte : zayne-emryc & narcisse.
ϟ arrivé(e) à la colonie le : 14/07/2012
ϟ iris-mails envoyés : 34
ϟ nombre de drachmes : 18
ϟ dons : folie destructrice. torture.
ϟ localisation : sur la plage.
ϟ responsabilités : simple pensionnaire.
ϟ humeur : oh, super, tu dégages ?


depuis qu'j'fume pu d'shit, je m'rappelle de mes rêves.




MessageSujet: Re: CANAE ▽ it comes and goes in waves. Sam 21 Juil - 10:09


canaé part one

“ You really want to know what else my mom said about you ? ” he asked. She shook her head. He didn't seem to notice. “ She said you'd break my heart, ” he told her, and left.


Il se réveilla dans un sursaut douloureux. Ses membres endoloris, ses pupilles dilatés, une douce moiteur lui recouvrant tout le corps, Caïn se redressa à moitié sur son lit en aspirant l'air d'un coup, bruyamment. « Oh, du calme mon gars. » lui fit le jeune « Hermès » qui venait de l'arracher des bras de Morphée. Le jeune homme brun aux sourcils en accent circonflexe, s'assit sur son lit en souriant à Caïn. « T'as bien dormi ? » Le brun n'était pas du matin. Il ne l'avait jamais été. Mais pourtant, il fit un effort. Après tout, les « Hermès » étaient ses hôtes et ils feraient de sa vie un enfer s'il n'était pas un tant soit peu agréable avec eux. « Courbaturé... » Son vis-à-vis éclata de rire. « Ca, c'est normal mon gars. Et t'as pas fini. » Et effectivement, Caïn était loin de se douter que la vie demi-dieu était aussi mouvementé. Il s'attendait à des orgies romaines, des longs buffets où ils pourraient tous se crever le ventre de gâteaux, des raisins délicieusement posés sur la langue, des nectars divins, bref, il s'attendait à un train de vie épicurien mais non. Non. Tous les matins depuis une semaine, il se faisait réveiller à sept heures par les autres habitants du bungalow, les enfants du dieu du Voyage qui, surexcité, voulaient tous aller voir le lever de soleil en même temps. Ils s'agitaient et se recouchaient deux minutes plus tard, laissant un Caïn éreinté et surpris. Enfin, deux heures après, ils allaient tous manger à la table du Dieu et il n'y avait jamais de place – ils étaient trop, entre Dieux mineurs, enfants d'Hermès et indéfinis – si bien que Caïn s'était souvent retrouvé une fesse dans le vide ou en tailleur sur le sol, avec son bol de céréales à la main. Après, ils enchaînaient les activités comme par exemple : escalader le mur d'escalade plein de lave, courser un chien des enfers jusqu'à l'épuisement, faire du canoë-kayak jusqu'à ne plus sentir ses bras, se faire attirer dans l'eau par les naïades et tenter d'atteindre la surface avant l'étouffement – bref, que des trucs détestables. Ils remangeaient à nouveau dans un joyeux bordel et c'était parti pour les activités de l'après-midi : cours incompréhensibles de grec, d'histoire, de monstres, théoriques de combat et, parfois, pratiques. En quatre mots plutôt qu'en cent, Caïn en avait marre. Il décréta qu'il détestait la colonie des sang-mêlés et quand, enfin, les « Hermès » le laissèrent seul, il s'éloigna du côté du champs de fraise pour planifier mentalement son plan de s'enfuir loin d'ici. Oui. Retourner à Nashville. Sa copine, ses amis, tout là-bas lui manquait. Et puis, il lui manquait plein d'affaires, n'ayant pu presque rien récupérer de son sauvetage de à la con. Il demanderait à Danaé plus tard si elle accepterait de l'accompagner pour aller chercher de quoi survivre. Ses disques et son walkman, au moins. Comme tout habitant de Nashville, Caïn était amoureux de musique. Et pas ce truc de tafioles avec les harpes et les lyres que les « Apollon » leur avait fait subir mercredi soir, ah ça non ! Il soupira.

Il passait silencieusement entre les plants, ses doigts effleurant leur sommet pensivement tandis qu'il se dirigeait vers l'horizon, dos à la colonie, implacablement. Peut-être qu'il ne demanderait pas à Danaé. Il pourrait tout aussi bien y aller tout seul. Il ferma les yeux un instant, tout en continuant de marcher, inspirant profondément l'odeur... de la terre ? « BHWAH! » entendit-il et il dut se résoudre à l'évidence : oui, il avait mal au nez et oui, il venait de tomber face contre terre, pathétiquement. Il sentit une légère pression sur sa cheville alors qu'on le relâchait et, enfin, on le tourna sur le dos et il s'apprêtait à repousser son agresseur pour lui faire la peau... quand il reconnut la fameuse Danaé. Ebahi, il la regarda rire légèrement de son malheur. « T’es trop drôle, Caïn ! » Caïn aimait vraiment beaucoup Danaé. En fait, il l'aimait tout court. Mais elle débordait de beaucoup trop d'énergie pour lui. Caïn était devenu, après la mort de son frère une semaine plus tôt, un jeune homme plutôt effacé, qui roulait à deux à l'heure, vivant dans la peur constante que son terrible secret soit découvert. Il se passa une main bougonne sur la joue pour enlever la terre qui avait du y rester collée mais quand il regarda ses doigts, ils étaient empreints de fraise réduite en bouillie. Il soupira. Il allait devoir prendre une seconde douche – glacée, les « Hermès » étaient les derniers à prendre leur douche depuis leur récente défaite à Capture-l'Etendard. Elle prit ses aises sur lui, s'asseyant tranquillement sur son ventre et posant ses mains de part et d'autre du visage du jeune homme toujours ébahi, qui la regardait avec perplexité. Elle replaça une des mèches de cheveux de Caïn derrière son oreille et récupéra un peu de fraise du bout du doigt avant de le sucer. Il la regarda faire avec un air indifférent alors qu'en réalité, c'était l'explosion des hormones dans tout le corps de Caïn. Un air de pure extase passa sur son visage et, franchement, on se serait cru dans un remake de Quand Harry Rencontre Sally. Caïn, troublé, la regardait toujours prendre son pied en mangeant une foutue fraise. « Mmmh… délicieux. » Bien évidemment, il savait qu'elle ne faisait pas exprès... mais quand même. C'était terrible, comme situation. Le cœur du brun fit un bond dans sa poitrine. Aussitôt, elle repassa son doigt plein de bave sur la joue du jeune homme et il se demanda si elle allait continuer ainsi jusqu'à le rendre propre ou si elle allait se mettre à la lécher carrément. « Tu veux goûter ? » Le fils de Némésis s'apprêtait à répondre non mais elle approchait déjà son doigt recouvert de rouge de sa bouche. Soupirant, il entr'ouvrit les lèvres, elle glissa son index, il glissa jusqu'à récupérer le fruit et avala en la regardant. « Oui, délicieux. Tu te lèves, maintenant ? » Sans attendre qu'elle se redresse, il la poussa sur le côté, jusque dans les plants de fraises et s'assit en tailleur sur la terre. « Je vais parfaitement bien, merci Danaé de t'en soucier. Et toi ? » fit-il, sarcastique, avant de secouer la tête dans tous les sens en essayant d'arranger sa coupe de cheveux, sérieusement mise à l'épreuve par sa chute intempestive. Finalement, il se détendit et laissa ses paumes prendre le relais derrière lui, levant le nez ver le ciel qu'il se mit à regarder en silence. « Tu vas bien, Danny ? » demanda-t-il doucement, coupant le léger silence qui venait de s'installer.


NEVER MAKE SOMEONE A PRIORITY WHEN THEY SEE YOU AS AN OPTION ∆ but i don't want to be that guy who's turning up in the middle of the night, just waiting for your boyfriend to go. and you possesses me like a ghost when you're away, and all your charms and your good looks were never gonna be enough to make me sit around and stay, if i loved you, it'd be the worst thing i could ever do.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité







MessageSujet: Re: CANAE ▽ it comes and goes in waves. Jeu 26 Juil - 10:36



caïn&danaé

❝ Some people come into our lives and quickly go. Some stay for awhile and leave footprints on our hearts. And we are never, ever the same.❞


La vie au camp n’était pas des plus faciles pour ceux qui venaient d’arriver, ça c’était sûr. Il fallait s’adapter à un tout nouveau mode de vie qui n’avait strictement rien à voir avec l’ancien, avec l’existence mortelle. Pour la brune aussi cela avait été dur : non contente d’avoir été traumatisée par son oncle, elle se retrouvait projetée – complétement seule – dans un monde fait de violence et de monstres. Elle avait eu la chance de rencontrer cependant des gens qui étaient devenus ses amis et qui avaient été là pour l’aider à se reconstruire et à devenir celle qu’elle était aujourd’hui. Mais avant toutes ces personnes, il y avait eu Caïn. Il était son plus vieil ami, la première personne en dehors de son père à qui elle avait donné une place privilégiée dans son cœur de jeune fille. Un peu comme le premier petit amour enfantin, le héros pour qui on a un faible parce qu’il vient à votre rescousse. Aujourd’hui, il était le frère, celui qu’elle voulait materner et protéger coûte que coûte de tout ce qui pourrait le blesser ou lui faire du mal. Voilà pourquoi elle était passée en mode super guerrière – elle, la fille de Déméter – quand elle avait aperçu Echidna prête à lui faire la peau. Elle n’avait pas réfléchi une seule seconde et elle s’était jetée sur ce monstre pour le faire fuir le plus loin possible de son petit protégé. Et autant dire qu’elle avait bien réussi la mission qu’elle s’était fixée. Au camp, elle trainait le plus possible avec lui et quand ils ne pouvaient pas être ensemble, elle demandait sans cesse de ses nouvelles aux Hermès avec lesquels il devait vivre. En apprenant que ce dernier était le frère d’Abel Cornwell, personne ne s’était posé de question sur le zèle que mettait Danaé à s’occuper de ce garçon qui n’était pourtant pas un Déméter : il semblait évident qu’elle voulait s’occuper du petit frère du fils d’Athéna jusqu’au retour de ce dernier. Mais les choses étaient bien plus complexes que cela car avant d’être la petite copine d’Abel, Danaé était avant toute chose l’amie et la grande sœur de cœur de Caïn. Et ce n’était pas une chose que l’on pouvait négliger aussi facilement.

Elle sourit tendrement en le voyant manger la fraise qu’elle lui tendait. Danaé ne se rendait pas forcément compte de son comportement quelque peu ambigu avec Caïn. Elle agissait sans réfléchir avec ce dernier, sous le coup de l’impulsion et des sentiments, avec un naturel désarmant. Elle ne se prenait pas la tête à se demander si les choses étaient bien ou non et pour cause, elle ignorait totalement l’amour que le brun lui portait. Pour elle, il ne la voyait que comme une sœur et rien de plus. Elle sourit d’ailleurs en l’entendant râler, riant doucement en chassant ses mains pour s’occuper elle-même des cheveux du brun. Elle les caressait tendrement, ses doigts se mêlant aux mèches noires pour les remettre en place alors qu’elle lui offrait un sourire éclatant. Une fois terminée, elle lui fit un baiser eskimo, frottant son nez contre le sien, avant d’embrasser sa pommette et de se reculer un peu pour le regarder. Cependant, alors qu’il lui demandait comment elle allait, elle gigota un peu sur place. Elle n’était pas du genre à dire « pas bien. » mais elle n’était pas non plus une menteuse : quand elle essayait, c’était toujours pitoyable. Elle ne pouvait donc pas répondre « bien ». Elle bougea plusieurs fois des épaules alors qu’elle s’allongeait sur le sol, sa tête sur l’une des cuisses du brun. « Mmmmh. » Une réponse qui voulait à la fois tout dire et ne rien dire. Elle tendit le bras et attrapa une fraise, la tenant à deux mains alors qu’elle commençait à grignoter cette dernière comme une petite fille. Elle pensait à Abel et à Eotion, elle se demandait où ces derniers pouvaient bien être, ce qu’ils pouvaient bien faire. Elle avait peur pour eux, elle voulait partir les chercher mais elle savait qu’elle n’avait pas le droit en raison de son rôle de chef de Bungalow. Elle aurait bien demandé à des amis à elle d faire des recherches mais en raison du climat actuel qui flottait dans la colonie, cela serait bien trop dangereux. Elle ne voulait pas risquer par son égoïsme la vie de ses proches. Elle leva un instant la tête pour regarder le brun au-dessus d’elle. Lorsqu’on lui avait dit que Caïn allait venir vivre avec elle, elle avait littéralement explosé de joie. Elle était prête à venir le chercher elle-même mais Abel s’était montré clair à ce sujet : cela serait plus facile de le faire venir si elle n’était pas de l’aventure. Elle se demandait ce qu’il avait bien pu vouloir dire par cela. Elle avait donc eu une longue discussion avec ce dernier et c’est seulement lorsque Delilah était intervenue en la suppliant de ne pas partir qu’elle avait cédé du terrain, promettant qu’elle attendrait sagement leur retour. Maintenant, Caïn était là mais ni Eotion, ni Abel n’était de retour. Elle soupira un instant alors qu’elle souriait de nouveau tendrement à l’attention du fils de Némésis. « Qu’est-ce que tu fais dans ce champ, Caïn… » Sa voix était caressante et extrêmement affectueuse, à l’image de l’affection qu’elle pouvait bien porter au brun. Il y avait toujours eu un lien particulier entre les deux et Danaé ne le niait absolument pas, au contraire. Elle savait que Caïn était unique pour elle, elle n’ouvrait juste pas suffisamment les yeux pour voir à quel point. Allongée à moitié sur lui qui était toujours assise, elle se sentait enfin bien et cela ne lui était pas arrivée depuis que son petit ami et son meilleur ami étaient partis en mission. Mais là, juste avec Caïn, dans ce champ de fraises qui parfumait l’air et ce léger vent, elle se sentait bien. Elle se sentait à sa place, avec la bonne personne à ses côtés. Elle se sentait enfin en phase avec elle-même.

Revenir en haut Aller en bas
avatar

∞ WE SHOULD BE TOGETHER TOO





ϟ double compte : zayne-emryc & narcisse.
ϟ arrivé(e) à la colonie le : 14/07/2012
ϟ iris-mails envoyés : 34
ϟ nombre de drachmes : 18
ϟ dons : folie destructrice. torture.
ϟ localisation : sur la plage.
ϟ responsabilités : simple pensionnaire.
ϟ humeur : oh, super, tu dégages ?


depuis qu'j'fume pu d'shit, je m'rappelle de mes rêves.




MessageSujet: Re: CANAE ▽ it comes and goes in waves. Mar 31 Juil - 11:32


canaé part one

“ You really want to know what else my mom said about you ? ” he asked. She shook her head. He didn't seem to notice. “ She said you'd break my heart, ” he told her, and left.


Il était si bien avec elle. Il se sentait comme... quelqu'un d'autre. Pas ce petit merdeux tout fraîchement débarqué de chez lui qui faisait son coq, non. Il se sentait comme le gamin qu'il avait un jour été, celui qui l'avait protégée de ses méchants camarades, celui qui avait été soigné par elle-même une jour qu'une terrible grippe s'était abattue sur ses épaules. Leur relation semblait indescriptible aux yeux de Caïn alors qu'elle ne se résumait qu'à un mot : impossible. Il était complètement brozoned car oui, Caïn le savait que Danaé le considérait comme son petit frère, le petit gars sur qui veiller. Il le savait, et ça le tuait. Il aurait voulu lui dire son amour, le lui déclamer dans une chanson, chanter, chanter, chanter jusqu'à ce qu'elle accepte la vérité et réponde « moi aussi » mais il savait que c'était impossible. Elle était encore éprise d'Abel. Il aurait mieux fait de lui révéler son terrible secret, à Danny. Lui annoncer la mort de l'autre jeune homme. Le plus tôt serait le mieux. Mais, comme chaque jour, il se disait : demain. Et, demain, il se dirait encore : demain et ainsi de suite jusqu'à ce que cette immonde cachotterie soit enterrée à jamais. Le brun aurait bien aimé ne plus y penser mais ça semblait impossible. Il voyait le visage d'Abel partout, dans les incurvations d'un tronc d'arbre, dans les traits de certains enfants d'Athéna, dans les sourires des « Hermès », avec leurs stupides fossettes. Mais, surtout, il pensait à Abel quand il était avec Danaé. Il avait souffert de leur bonheur pendant des années, ces bonheur qui nourrissait son malheur à lui, sa légère joie de la voir si souriante, heureuse... mais bon. Pourquoi tu vois pas que le meilleur pour toi c'est moi ? Lorsqu'il lui demanda distraitement comment elle allait, elle répondit que : « Mmmmh. » Et lui, autrement, si intéressé par les nuages au-dessus d'eux et leurs formes fantaisistes, lui jeta un regard en coin. Elle était confortablement allongée, la tête sur sa cuisse, et mangeait une fraise de sa manière adorable de le faire, à deux mains, presque timide. Adorable, mignone, fantastique, belle, oui, Danny était tout ça pour Caïn. Et tellement plus. « C'est un petit « mmmmh. » » fit-il gentiment, avec son petit sourire sympathique sur les lèvres. Celui qu'il ne sortait qu'à elle. Il y avait plein de trucs dont elle avait l'exclusivité. Ses sourires sincères, sympathiques. Ses blagues. Le droit de le toucher quand elle voulait, de le recoiffer, de l'embrasser à la manière eskimo, de lui faire des remarques, de le charrier. L'exclusivité de l'agacer plus que tout, la seule à avoir droit à ses moqueries affectueuses, tendres, presque gentilles. Danaé était unique aux yeux de Caïn. Vraiment unique. Irremplaçable. Il aurait tué tous les Abel du monde juste pour avoir droit à son bonheur, juste à elle. Il se considérait parfois comme un chevalier, prêt à tout pour Danny. C'était le cas. Il était un peu son chevalier dans l'ombre, mine de rien, depuis leur première rencontre. L'évocation mentale de ce souvenir le fit souvenir distraitement, alors qu'il reportait ses yeux sur les nuages.

Le soupir de Danny lui fit baisser les yeux vers elle, interrogatifs. Elle souriait doucement alors qu'il restait figé dans son expression neutre, comme d'habitude. Il adorait la voir sourire et n'avait pas envie de passer pour un débile en souriant dès qu'il voyait son sourire, à elle. C'aurait été débile et cela aurait certainement mis la puce à l'oreille de la fille de Déméter – et c'était la chose que Caïn voulait le moins au monde. « Qu’est-ce que tu fais dans ce champ, Caïn… » Il étouffait. Il ruminait de sombres pensées. Il cherchait un peu d'air, celui pollué de Nashville de préférence. Oui, c'était tout ce qu'il désirait. Retourner dans les Tennessee, chez lui, s'enfoncer dans sa couette et ne plus jamais en sortir. Il aurait voulu lui dire. Le mal persistant qui lui rongeait le cœur. L'envie de tout plaquer et s'enfuit. On lui avait dit, en plus, qu'il n'était qu'un simple enfant de dieu mineur et que les monstres ne lui courraient certainement pas après, qu'il n'y avait presque aucun risque qu'il se fasse attaquer. Mais il savait que Danny aimait la colonie. Il savait qu'elle regrettait, quelque part, qu'Abel soit parti le chercher lui et ne soit pas revenu – ou du moins, en était-il persuadé. Il avait l'impression de savoir plein de choses alors il dit simplement d'un ton détaché, habile menteur là où Danaé était incapable de dire autre chose que la vérité : « je me promène... » Caïn ne s'en voulait vraiment pas, de mentir ainsi à la demi-déesse. Il pensait sincèrement la protéger en ce faisant. Il baissa le regard vers elle et sourit tout doucement, un brin mutin, au ralenti. « Allez, Danny. Pourquoi ce p'tit « mmmh.. » ? Tu sais que tu peux tout me dire, pas vrai ? T'es inquiète à propos de votre prochaine défaite à Capture-l'Étendard ? » la taquina-t-il avec son petit sourire, sachant pertinemment qu'elle n’aimait pas qu'on prenne les « Déméter » pour des faibles. Ils avaient appris, la semaine dernière, que la prochaine partie serait composée des deux équipes d'habitude : Athéna et Arès. Les Athéna avaient choisi les Déméter tandis que les Arès avaient pris les Hermès – évidemment, Caïn, ne pouvant pas revendiquer sa mère comme une équipe à part entière, partait avec les enfants du Dieu des Voyageurs. Ainsi, ils allaient être ennemis... Ca risquait d'être pathétique vu que le jeune homme ne savait pas se battre. « Faut que tu m'apprennes à me servir d'un couteau. J'ai surpris un conversation entre un « Arès » et un « Athéna » – t'imagines ? un « Arès » et un « Athéna ? » ça devait être vraiment grave – et apparemment, les temps sont “ dangereux ” et “ vaut mieux s'occuper d'enseigner au nouveau à tâter de la lame ” donc je te nomme officiellement comme ma préceptrice. »


NEVER MAKE SOMEONE A PRIORITY WHEN THEY SEE YOU AS AN OPTION ∆ but i don't want to be that guy who's turning up in the middle of the night, just waiting for your boyfriend to go. and you possesses me like a ghost when you're away, and all your charms and your good looks were never gonna be enough to make me sit around and stay, if i loved you, it'd be the worst thing i could ever do.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité







MessageSujet: Re: CANAE ▽ it comes and goes in waves. Mar 31 Juil - 19:51



caïn&danaé

❝ Some people come into our lives and quickly go. Some stay for awhile and leave footprints on our hearts. And we are never, ever the same.❞


Si la déesse Aphrodite suivait le feuilleton amoureux de la vie de Danaé et des frères Cornwell nul doute qu’elle devait bien se frotter les mains et apprécier le spectacle. Dans le genre triangle plus tordu tu meurs on ne faisait pas mieux. Le cœur de Danaé était si complexe à comprendre qu’elle-même avait renoncé depuis des années à décoder les messages qu’il voulait bien lui envoyer. Pourtant, en la voyant agir comme elle le faisait avec Caïn. Elle créait une fleur rien que pour lui, gardait précieusement sa casquette comme un talisman, elle s’occupait de lui comme de la prunelle de ses yeux dès qu’il avait le moindre petit souci. Plusieurs fois Abel avait dû l’empêcher de faire le trajet jusqu’à Nashville alors qu’elle avait eu vent par sa propre bouche que Caïn n’allait pas très bien. Il était vraiment important pour elle, probablement bien plus que lui-même ne pouvait l’imaginer et à les voir ainsi dans le champ de fraises de la colonie, nul doute qu’un œil aguerri et surtout neutre se rendrait compte du petit manège qui se jouait entre les deux bruns. Danaé avait toujours été très tactile et très proche de ses amis mais avec Caïn, ça prenait une toute autre dimension presque ambiguë. Elle mettait ça sur le compte du fait qu’ils étaient de la même « famille » vu qu’elle sortait avec son frère ainé mais ceux la connaissant bien savait que c’était faux et que c’était bien plus complexe que cela. Seulement, la fille de Déméter était du genre bornée et aveugle quand ça concernait ses propres sentiments et elle se refusait à voir ce qui pourtant lui pendait devant le nez. L’amour le vrai, avec tout ce que cela pouvait comporter de bon comme de mauvais. Pourtant, à cet instant, avec Caïn et rien que Caïn, elle se sentait bien. En paix et tranquille. Sereine, comme si elle était enfin elle-même, comme si elle s’était trouvée.

Cependant, cela ne l’empêchait pas d’être troublée et inquiète. Inquiète pour lui mais aussi pour ses proches disparus. Pour Abel son petit ami et Eotion son meilleur ami le satyre. Elle se demandait où ils pouvaient se trouver à cet instant précis et surtout s’ils allaient bien. Caïn se trompait nettement en pensant qu’elle aurait préféré que le fils d’Athéna n’aille pas le chercher : elle voulait qu’il vienne vivre ici avec eux. Non, la seule chose qu’elle regrettait, c’était de n’avoir pas pu être de l’opération. Elle était persuadée que si elle était partie elle-aussi, ils seraient tous ici désormais et non pas dispersés les dieux seuls savent où. Elle soupira de nouveau avant d’adresser un léger sourire au fils de Némésis au-dessus d’elle. Elle savait que les choses étaient difficiles pour l’adolescent et elle ne voulait pas les lui compliquer encore plus. Après tout, Caïn devait déjà s’inquiéter suffisamment pour son frère, pas besoin qu’elle rajoute en plus à cela ses propres craintes. Elle lui offrit un sourire doux à sa première remarque alors qu’elle haussait légèrement les épaules comme une petite fille qui s’était fait prendre à commettre une gaffe, croquant une nouvelle fois dans sa fraise. Bien qu’elle soit de deux ans son ainée, Danaé se comportait avec plus de candeur et d’innocence que le jeune homme, ce qui ne semblait pas le déranger plus que mesure. Il devait probablement être habitué depuis le temps qu’ils se connaissaient à ce que Danaé soit ainsi. Être une cheffe de bungalow n’avait rien changé à son comportement frais et distrait et souvent, les propres membres de sa famille devaient à lui rappeler les réunions ou rencontres qu’elle devait faire, cette dernière ayant une mémoire de poisson rouge. Rouge, c’est d’ailleurs la couleur que prit son visage quand il parla d’une éventuelle des Déméter à Capture-l’Etendard. Personne n’ignorait au camp qu’elle était très agacée par ceux qui pensaient sa famille incapable de se battre. Elle tendit alors la main et elle pinça le nez de son camarade en lui tirant puérilement la langue. « Pfeuh, on va vous botter les fesses tu vas voir et je me chargerai personnellement de ton cas. » Elle pencha sa tête sur le côté en gonflant ses joues, signe qu’elle boudait alors qu’elle pensait à la prochaine altercation. Ce n’était pas tellement étonnant que les Athéna les aient choisi eux quand on savait qu’ils entretenaient d’excellents rapports, notamment grâce à Danaé qui sortait avec un Athéna influent et qui était très amie avec la cheffe de bungalow de ces derniers. Elle sourit tendrement en pensant à son amie Siam mais Caïn attira de nouveau son attention et elle se tourna de nouveau vers lui, sa tête toujours sur la cuisse du jeune homme. Elle fronça les sourcils en l’écoutant avant de soupirer. L’Arès et l’Athéna n’avaient pas tort : les temps étaient difficiles et surtout très dangereux pour les demi-dieux et elle se faisait du souci pour les siens mais aussi pour le brun au-dessus d’elle. Caïn n’était pas prêt à affronter des monstres, surtout si un raid survenait. Elle avait peur pour lui, peu de le perdre comme elle avait déjà perdu son petit ami et son meilleur ami. Elle tendit la main avec une petite moue désolée alors qu’elle lui caressait tendrement la joue. « Je suis désolée, je ne sais pas me servir d’un couteau…. Mais je t’apprendrai à manier l’arc puis l’épée. On ira même voir un ami à moi, un fils d’Héphaïstos pour voir s’il n’a pas une épée en réserve pour toi. » Oui, elle était sure que si elle demandait à Zayne il aurait bien quelque chose pour Caïn. Le blond ne pouvait pas lui dire non, surtout si elle lui faisait sa tête de petite malheureuse. Son autre meilleur ami, un fils du feu, aussi étrange que cela puisse paraître. Son visage devint soudainement mutin et un brin joueur alors qu’elle donnait une petite pichenette sur le front du brin, un éclat taquin dans le fond de ses prunelles « Mais après le Capture-Etendard, il est hors de question que je donne à l’ennemi plus de chances de nous battre ! » Elle se mit à rire tout doucement alors qu’elle regardait le brun dans les yeux, lui tirant quelques secondes la langue, comme une gamine. Bien évidemment qu’elle prendrait soin de lui et qu’elle lui apprendrait tout ce qu’elle savait mais puisqu’il la provoquait sur une éventuelle défaite de sa part, il ne fallait pas qu’il s’étonne de se prendre un délai de la sorte en guise de vengeance !

Revenir en haut Aller en bas
avatar

∞ WE SHOULD BE TOGETHER TOO





ϟ double compte : zayne-emryc & narcisse.
ϟ arrivé(e) à la colonie le : 14/07/2012
ϟ iris-mails envoyés : 34
ϟ nombre de drachmes : 18
ϟ dons : folie destructrice. torture.
ϟ localisation : sur la plage.
ϟ responsabilités : simple pensionnaire.
ϟ humeur : oh, super, tu dégages ?


depuis qu'j'fume pu d'shit, je m'rappelle de mes rêves.




MessageSujet: Re: CANAE ▽ it comes and goes in waves. Ven 10 Aoû - 13:16


canaé part one

“ You really want to know what else my mom said about you ? ” he asked. She shook her head. He didn't seem to notice. “ She said you'd break my heart, ” he told her, and left.


Il était si bien avec elle mais, paradoxalement, il se sentait si mal... Il avait envie de lui dire. De lui dire des milliers de trucs. Qu'il l'aimait depuis toujours. Qu'Abel était mort. Qu'elle était belle. Que le soleil brillait plus fort lorsqu'elle était devant. Que chacun de ses propres battements de cœur lui était destiné, chacun d'eux juste pour elle. Il aurait voulu qu'elle le comprenne, le ressente aussi, qu'ils filent l'amour parfait ensemble. Mais Caïn commençait à penser que la vie s'acharnait sur lui. Qu'« Aphrodite » avait fait de lui un pantin entre ses ongles manucurés et acérés, bien décidée à lui faire endurer des refus, des cœurs brisés, plein de petits malheurs. Il était lui seulement lorsqu'il était avec elle. Ca voulait certainement dire qu'il était seulement lorsqu'il souffrait. Une énième fois, en croisant son regard chocolat attendrissant, Caïn sentit son cœur faire un bond, une véritable régiment de papillons s'évader dans son ventre. Il aimait son regard, il aimait son sourire, sa peau, ses cheveux, sa bonne humeur. Et la couleur rouge qui envahissait son visage lorsqu'elle assimila sa remarque sur la prétendue faiblesse des « Déméter ». Elle lui pinça le nez alors qu'il souriait en coin, canaille, le secouant de droite à gauche avec douceur tandis qu'un bref éclat de rire s'échappait des lèvres fines du brun. Elle lui tirait la langue de manière enfantine, puérile. Caïn avait parfois l'impression d'être bien plus âgé qu'elle – alors que Danaé faisait deux ans de plus que lui – lorsqu'elle agissait ainsi. Il avait l'impression d’être plus mature, d'avoir... plus vécu ? Ou peut-être que c'était parce qu'il vivait à cent à l'heure, persuadé que la vie n'était qu’éphémère et que la mort n'allait jamais tarder à l'arracher à ses aimés. « Pfeuh, on va vous botter les fesses tu vas voir et je me chargerai personnellement de ton cas. » Il ne pouvait pas s'empêcher de rigoler encore plus en l'entendant. Il imaginait très mal Danny qui tentait de lui faire du mal, de botter les fesses de quiconque. Elle était le genre de femme à sauver les araignées, pour tout dire, et l'imaginer tenter d'être négative envers quelqu'un... le rire de Caïn redoubla. « Mais bien sûr ! Et tu iras aussi torturer tous les petits animaux de la forêt, dans la lancée ? » Il lui offrit un grand sourire amusé. « T'es aussi menaçante et dangereuse qu'une rose. Plutôt jolie... mais dont les épines piquent sans faire vraiment mal. Désolé de te le dire cash comme ça. » fit-il en lui tirant à son tour la langue avant de recommencer à rire, ravi de passer un petit moment comme ça avec elle. Il y en avait si peu, pour Caïn. Enfin, pas assez. Elle lui donnait l'impression que les longues heures éprouvantes à la colonie passaient en un instant, que le monde était plus léger, insouciant. Elle dégageait ce petit quelque chose, cette aura, qui apaisait Caïn et le montrait tel qu'il était vraiment. Il l'adorait aussi pour ça.

Elle semblait vraiment inquiète, presque triste. Alors que Caïn avait lancé cela sur un ton amusé, badin presque, la nommant préceptrice sans lui laisser le choix, Danaé avait préféré plus s'inquiéter sur les temps qui courraient, sur le potentiel danger pour son meilleur ami et petit frère de cœur. Le visage du fils de Némésis se fit un brin soucieux en la voyant ainsi – il n'avait pas envie de la voir inquiète et triste, il détestait cela – et se figea momentanément lorsque la main de Danny lui toucha la joue. Sans doute pour ne pas se trahir, il finit par se détendre sous son contact et darda sur elle un regard indifférent, habitué, alors qu'il bouillonnait d'envie de la repousser à l'intérieur. Une vraie torture. Mais il ne voulait pas briser le cœur de la jeune femme ne la repoussant. « Je suis désolée, je ne sais pas me servir d’un couteau…. Mais je t’apprendrai à manier l’arc puis l’épée. On ira même voir un ami à moi, un fils d’Héphaïstos pour voir s’il n’a pas une épée en réserve pour toi. » Il haussa les épaules. Elle devait certainement parler de l'autre blond, là, qu'il avait parfois vu en sa compagnie. Dès que Caïn avait posé le regard sur l'« Héphaïstos », il avait décidé qu'il ne l'appréciait pas. Il ignorait complètement son nom ou son âge ou quoique ce soit et il s'en foutait. Il n'aimait pas l'intimité qu'il partageait avec Danaé et, surtout, sa grande gueule rieuse qui devait faire fondre pas mal de filles. Il n'aimait pas, non plus, ses faux aspects de héros avec ses cicatrices sur le visage, il n'aimait pas non plus sa manière de regarder la fille de Déméter ni son talent apparent à l'épée. Il le détestait, en fait, il était tout ce que Caïn aurait voulu être. Ce qui avait, évidemment, le don prodigieux de l'agacer au plus haut point. « Mais après le Capture-Etendard, il est hors de question que je donne à l’ennemi plus de chances de nous battre ! » Il rigolait toujours, Caïn, fermant momentanément quand elle lui fit une petite pichenette sur le front. « T'as trop peur de perdre, femme, je te comprends va, dit-il entre deux éclats de rire. De toutes manières, reprit-il avec un ton vaguement prétentieux en se passant une main langoureuse dans les cheveux, ma supériorité masculine naturelle me permettra de gagner de toutes manières. Quoique tu fasses. » Maintenant, alors qu'il sentait qu'il allait détester ce jeu débile, il avait presque hâte de se retrouver dans la forêt pour combattre Danaé. Juste pour voir si, finalement, les « Déméter » savaient se débrouiller avec une arme. « Tout de même, Danny, tu devrais m'entraîner. Et pas plus tard que maintenant. » dit-il d'un ton sérieux et grave alors qu'elle levait un regard interrogatif. Il empêcha un sourire fantomatique de se glisser sur ses lèvres. « Parce si jamais un monstre attaque maintenant, eh beh je saurai pas me défendre eh beh je mourrai eh beh ce sera de ta faute. » Il hocha la tête avec conviction avant de – excellent acteur qu'il était – pâlir d'un coup en pointant du doigt un endroit derrière. Il bégaya quelque chose de pathétique et elle se retourna pour voir ce qui l'effrayait tant. D'un coup, il s'empara brusquement de ses épaules en criant [color=cadetblue]« bouh ! » et, la sentant sursauter, il lui embrassa la tempe. « Mais t'inquiète pas, je serai courageux. Je tournerai les talons et je courrai en gueulant. »
Oh oui, Caïn, ça, tu sais bien faire.


NEVER MAKE SOMEONE A PRIORITY WHEN THEY SEE YOU AS AN OPTION ∆ but i don't want to be that guy who's turning up in the middle of the night, just waiting for your boyfriend to go. and you possesses me like a ghost when you're away, and all your charms and your good looks were never gonna be enough to make me sit around and stay, if i loved you, it'd be the worst thing i could ever do.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité







MessageSujet: Re: CANAE ▽ it comes and goes in waves. Mer 29 Aoû - 20:04



caïn&danaé

❝ Some people come into our lives and quickly go. Some stay for awhile and leave footprints on our hearts. And we are never, ever the same.❞


Danaé n’était pas le genre de jeune fille à parler facilement des choses qui pouvaient la déranger. Elle gardait tout pour elle, sous clef, et elle se contentait de sourire comme si tout allait parfaitement bien dans le meilleur des mondes. Elle n’aimait pas déranger les autres avec ses états d’âme et encore moins Caïn. Il était son petit protégé, son petit frère de cœur et elle était celle qui devait le protéger et l’écouter, pas l’inverse. Surtout depuis qu’il était arrivé au camp. Elle le connaissait assez pour savoir qu’il était complétement perdu. Ce monde n’était pas le sien, du moins jusqu’à aujourd’hui. Il semblait si frêle, si fragile et elle avait du mal à imaginer avec une épée ou un arc à la main. Mais elle ne pouvait pas se permettre de médire à son sujet, après tout, qui l’imaginait-elle fille de Déméter en tant que grande guerrière ? Personne. Et pourtant, aujourd’hui, elle savait manier les deux armes citées. Peut-être que finalement le fils de Némésis s’avérerait être un adversaire des plus féroces à la prochaine confrontation ? Peut-être la surprendrait-elle ? Nul ne le savait. Elle ne put cependant s’empêcher de rouler de nouveau les yeux en l’entendant, bien qu’elle rougissait légèrement. Indirectement Caïn la flattait et malheureusement pour elle, elle avait tendance à devenir rouge comme un coquelicot au moindre compliment. Cependant, elle lui pinça fortement la joue, pour l’embêter un peu alors qu’elle lui tirait de nouveau la langue, plus gamine que jamais.[colr=darkkhaki] « Tu devrais faire gaffe, eux aussi ils pourraient venir te buter les fesses… » [/color] Ce qui n’était pas si faux que cela, il n’y avait pas que de gentils lapins dans la forêt et certains d’entre eux étaient plus que sauvages et surtout, plus que féroces. « Et tu devrais te méfier, peut être qu’un jour un ou une Déméter créera une rose empoisonnée et tu seras bien embêté si tu te piques à cette dernière ! » Elle imaginait mal les membres de sa famille faire une telle chose mais elle ne pouvait pas le savoir avec certitude. De plus, elle disait ça plus pour embêter Caïn qu’autre chose, les deux se livrant à une joute verbale bon enfant, quelque chose de très tendre et de très complice. Il n’aurait pu en être autrement : ils s’aimaient bien trop pour se faire du mal. Dix ans qu’ils se connaissaient, dix ans qu’ils étaient liés l’un à l’autre, bien plus encore que ce que Danaé ne pouvait imaginer. Jeune fille naïve et innocente, effrayée par son propre cœur et ses tribulations, elle ne voyait pas que Caïn était celui que le destin lui-même avait mis sur sa route, celui qui serait les réponses à toutes ses peurs, à toutes ses craintes. Celui fait pour elle.

Ils se bagarraient mais toujours dans un bon esprit. La capture de l’étendard approchait et cela mettait les esprits de tout le monde en mode combattif et même Danaé n’échappait pas à cela. Elle qui n’aimait pas la violence avait cependant envie de prouver sa valeur aux autres et surtout, celle des membres de sa famille. Mais aussi de son sexe. Danaé n’aimait vraiment pas le machisme, c’était une chose qui avait tendance à l’agacer, elle la peace and love et c’est pour cela qu’elle plissa des yeux en entendant Caïn. Lui faisant une pichenette sur le nez, elle se pencha de nouveau vers lui, chuchotant une menace ô combien sérieuse alors qu’elle ne le quittait pas des yeux. « Fais attention Caïn ou je m’occupe moi-même de réduire en bouillie ta supériorité soi-disant naturelle. Et pas que littéralement parlant. » Traduction : si tu tiens à ton entrejambe mon beau, calme toi. Elle se recula avec un grand sourire, comme si de rien n’était et secoua tout doucement la tête en riant légèrement. Il n’y avait que Danaé pour passer ainsi d’un état à un autre, alors qu’elle regardait avec gourmandise les fraises à côté d’elle. Elle se sentait bien pour le moment, un peu plus légère, un peu plus calme que depuis la disparition d’Abel. Cependant, malgré lui, Caïn ramena ses soucis à l’esprit de la belle, en évoquant les monstres qui pourraient l’attaquer. C’était chose vraie qu’ils étaient de plus en plus nombreux et qu’en tant que fils d’une déesse, il était en danger. Et en tant que novice quant à ses pouvoirs ou au maniement des armes, il n’en était que plus vulnérable. Elle soupira longuement mais sursauta de nouveau alors qu’il s’emparait de ses épaules, plaisantant pour l’embêter. Elle lui tira longuement la langue, boudeuse, avant de se mettre à réfléchir un petit moment, silencieuse. « Ce n’est pas une si mauvaise idée de courir. Parfois la suite est la meilleure des options. » Après tout, cela ne servait à rien à mourir face à un ennemi trop fort pour soi, il fallait mieux partir, quitte à s’entrainer et à revenir l’affronter plus tard. Cela ne servait strictement à rien de se faire tuer pour une question de fierté, elle en était la première convaincue. Elle soupira de nouveau en regardant le jeune homme, un léger sourire sur les lèvres. Elle ne voulait pas que le moindre mal arrive à Caïn, elle ne le supporterait pas. Il lui était bien trop précieux pour qu’elle prenne le risque de le perdre. Il était une de ces rares personnes qui définissent tout son univers et pour qui elle aurait tout risqué. Tout. « Mais soit, je vais t’entrainer. » Oui, elle allait l’aider à devenir plus fort. La capture de l’étendard et la victoire en découlant n’étaient rien en comparaison de la vie de Caïn qu’elle ne voulait pas risquer pour quelque chose d’aussi ridicule. Il valait mieux aujourd’hui qu’il soit bien préparé à ce qui allait bien pouvoir arriver. Elle avait comme une sorte de pressentiment qui ne la quittait plus. Quelque chose de grave était sur le point de se produire, quelque chose qui allait bouleverser totalement leur univers. Et elle voulait qu’ils soient prêts. Tous les deux.

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé








MessageSujet: Re: CANAE ▽ it comes and goes in waves.

Revenir en haut Aller en bas

CANAE ▽ it comes and goes in waves.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Olympus' reign :: LA COLONIE :: LE CHAMP DE FRAISES-