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REGAN&WAËL – Parfois, il suffit d'un déclic pour tout changer.

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MessageSujet: REGAN&WAËL – Parfois, il suffit d'un déclic pour tout changer. Sam 21 Juil - 17:35


❝parfois, il suffit d'un déclic pour tout changer.❞

La pièce était éclairée par la présence de multiples fenêtres encastrées dans les différents murs. Des gémissements de douleur, de tristesse se faisaient entendre relativement souvent, alors que les demi-dieux blessés étaient condamnés à rester cloitré sur ce qui s’apparentait à un lit. Même si ce n’était pas aussi confortable que ça pouvait y paraître. Les employés de la colonie et quelques demi-dieux bénévoles faisaient de leurs possibles pour apaiser les maux et panser les ecchymoses.

Il ne s’en était pas rendu compte. Il avait une fois de plus franchi les limites de la colonie sans l’avoir remarqué. Le danger rôdait tout autour de lui, alors qu’en inconscient, il gardait ses prunelles obscures fixées sur le sol terreux de la forêt. Les arbres épais l’empêchaient de vagabonder comme il le voulait. Il zigzaguait et entendaient ses pas lourds craquelés les branchages rugueux qui jonchaient le sol. Le soleil éclairait les environs. Il profitait pleinement de cet air frais et de cette solitude. Aucun demi-dieu ne viendrait rompre ce silence. Pas aujourd’hui. Pas maintenant. Mais ce fût un autre bruit qui attira son attention. Le brun releva la tête aussitôt après avoir entendu un craquement identique à ceux qu’il provoquait. Mais ça n’était pas lui cette fois-ci. Il se mit alors à tourner sur lui-même et à observer les alentours. Il n’y avait rien. Néanmoins, une ombre discontinue retînt son attention. Il fronça les sourcils et la fixa avec d’avantage d’attention. L’ombre ne ressemblait pas à un arbre. Il était bien trop courbé et robuste. La silhouette de quelqu’un ou quelque chose se cachait là. Ce ne fût qu’en scrutant les différentes formes, qu’il se rendit compte que ce n’était pas un demi-dieu.

La créature surgit d’un coup et se retrouva face à lui, alors qu’il se mit à courir. Pour le nombre de fois où il avait tenté d’échapper à un monstre, il avait gagné la vitesse d’une flèche ou un minimum d’endurance. Il courut. Il ne s’arrêtait plus et évitait les arbres, qui le freinaient dans sa course. Sa respiration se faisait haletante. Mais il devait continuer s’il daignait vouloir survivre. D’un bond, elle le percuta et se retrouva à rouler par terre avec une entaille à l’épaule, qui le faisait grimacer. Waël voulut se relever. Mais elle ne lui en laissa pas le temps. La bête grognait. Il pouvait sentir son souffle qui le laissait apeuré comme un caniche pantois. Une voix perçante vînt briser ce silence et ce terrible moment qui aurait dû lui enlever la vie. Tous deux regardèrent en direction de la provenance de celle-ci. Elle était là. Elle se tenait telle une guerrière prête à en découdre avec ce monstre. Une poupée Barbie qui n'avait pas froid aux yeux. Paralysé par son entaille profonde à l’épaule, il restait perplexe quant à la vision qu’il avait de ce combat sanglant.

Des coups de griffes dans tous les sens, ainsi que des tentatives de le réduire en poussière avec un glaive, la demi-déesse et le minotaure se battaient rageusement pour tenter d’avoir le dessus. Des boules de feu et un véritable lance-flamme firent rebrousser chemin à cet animal étrange. Blessé dans son orgueil, il battit en retraite. Waël s’était reculé et s’était mis à fixer le ciel en silence. Il avait plissé les yeux en entendant des bruits durant le combat. Il avait refusé d’assister à cette scène. Il avait refusé d’admettre la potentialité de voir le corps de Regan inerte sur le sol. Le jeune homme déposa son regard sur cette silhouette féminine. Elle était là. Vivante. Fière. Elle avait fait fuir la bête. Dans un élan de soulagement, il avait fermé les yeux.

Waël était allongé longitudinalement sur l’un des nombreux lits, qui meublaient l’infirmerie de la colonie des sang-mêlé. Il était recroquevillé sur lui-même et dormait à point fermé dans le calme pesant des douleurs criardes. Il dormait certainement depuis un peu trop longtemps que pour cauchemardé de la mort de Regan lors de cette lutte acharnée. Le jeune homme se réveilla d’un coup et se redressa. Il respirait rapidement comme s’il venait d’entamer une course contre la montre. Il avait attrapé des sueurs froides et un teint pâle. Mais où était-il au juste ? Il se souvenait simplement de s’être évanoui dans la forêt. Il regarda tout autour de lui. D’autres demi-dieux blessés le regardaient bizarrement. Il avait l’habitude de ce regard après tout. Il n’aperçut pas tout de suite la présence de la fille d’Héphaïstos à ses côtés. Un mal de tête vînt le submerger. Il posa sa main sur celle-ci et serra les dents pour ne pas montrer ses faiblesses aux autres.

À côté de lui, Regan était là. Il tourna la tête vers elle et l’observa pendant quelques secondes avant de le détourner. Que faisait-elle là ? N’avait-elle pas repris ces occupations habituelles à la colonie des sang-mêlé ? Apparemment pas. Était-elle là depuis longtemps ? Il n’en savait strictement rien et n’était pas bien sûr de vouloir le savoir. Il se posait tout un tas de questions vis-à-vis d’elle. Depuis qu’il l’avait vue autant appliquée à la construction d’armes à la forge, sa vision avait changé. Elle n’était pas la petite poupée de porcelaine superficielle comme les filles d’Aphrodite. Elle était différente. Plus forte. Plus vraie. Cette vision lui plaisait bien. L’air de rien, ça prouvait qu’il pouvait se tromper dans ses premiers jugements. Il apprenait de ses erreurs. Elle était surprenante. La blonde lui avait probablement sauvé la vie. Non. Elle lui avait sauvé la vie. Son mal de tête, qu’il ne laissait pas paraître, l’empêchait d’esquisser un fin sourire sur ses lèvres. « Qu’est c... Qu’est-ce qu’il s’est passé ? » Lui demanda-t-il. Waël n’avait jamais été très doué pour communiquer avec d’autres personnes qu’il ne connaissait pas plus que ça. Il ne savait pas comment l’aborder. Alors il s’était contenté de poser une simplement question qui allait satisfaire sa curiosité. Son regard ténébreux s’imprégnait de celui de la demi-déesse.
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MessageSujet: Re: REGAN&WAËL – Parfois, il suffit d'un déclic pour tout changer. Dim 22 Juil - 10:23

Waël et Regan
« Les préjugés occupent une partie de l'esprit et en infectent tout le reste. »

Waël s’agita encore une fois dans son sommeil, je l’observais en silence. Torse nu, un bandage recouvrait la moitié de son torse ainsi que la totalité de son épaule et sur ces quelques bandes résidait déjà quelques traces de sang qui traversait les épaisseurs de tissus. Il remuait encore et encore certainement en proie à des cauchemars qui relataient ce que nous avions connus un peu plus tôt. Comment aurait-il pu en être autrement ? Moi-même à chaque fois que je tentais de fermer les yeux pour grapiller quelques minutes de repos, je revoyais le minotaure aussi clairement que dans la forêt il y a de cela maintenant 6 heures. Cette grande créature sombre, à la force monumentale. Mes yeux se posèrent sur Waël et je le revis presque aussitôt de nouveau allongé et ensanglanté. Que ce serait-il passé si je n’avais pas décidé de chasser cette après-midi ? Y aurait-il eu quelqu’un d’autre pour le secourir ? J’en doutais, car Wael avait dépassé les limites magiques et seul le mouvement des arbres et les cris du monstre m’avait guidé jusqu’à eux. Il était rare que je chasse sans la compagnie de Zayne néanmoins il m’arrivait quelque fois de tenter d’évaluer mes capacités et de définir mes limites par moi-même. Waël retrouva son calme et je décidais, alors, de fermer les yeux quelques secondes.

Le râle du monstre sembla se répercuter contre les arbres. Je stoppais net ma progression tentant de discerner l’endroit d’où il provenait. Habituellement les monstres se faisaient silencieux, à moins qu’il soit lui-même en pleine chasse. La peur tenailla mes entrailles tandis que je m’inquiétais que l’un des membres de la colonie soit aux prises avec une de ces créatures. Un second cri se fit entendre, un son humain cette fois et sans plus de réflexion je me mis à courir entre les arbres. Prêtant l’oreille au moindre indice, guettant un mouvement dans les buissons, entre les arbres. Au bout de quelques minutes, je me retrouvais face au combat qui se déroulait. Le minotaure était juste au-dessus de Waël prêt à lui faire payer son insouciante promenade dans les bois. Un cri sortit de ma bouche sans vraiment que je le veuille et le monstre se stoppa net avant de tourner sa tête massive vers moi. Je me mordais la lèvre inférieure, me répétant sans cesse que je n’arrivais certainement jamais à battre ce monstre. Trops faible, pas assez rapide. J’allais me faire tuer. La créature s’élança vers moi et s’ensuivit une lutte acharnée entre glaive et griffes. La fatigue me rattrapa bien trop vite et je me haïssais sur le champ de ne pas être plus endurante. Dans un dernier espoir je l’attaquais sur le flanc gauche pour le faire reculer et rapidement, dans un dernier élan de désespoir, je rangeais mon glaive et saisissais mon briquet, résidant toujours dans la poche de mon jean, afin d’en sortir une flamme salvatrice. Ma main droite effectua quelques mouvements afin de posséder la force de la flamme et je priais pour que mon don ne me fasse pas faux bonds au moment où j’en avais le plus besoin. A mon grand soulagement, le feu se matérialisa à mon envie et bientôt jaillir vers le monstre des boules de feu qui vinrent le déstabiliser. Canalisant toute la force qui me restait, un jet de flamme vint s’abattre sur le minotaure qui finit par s’en aller vaincu. Je restais incapable de bouger pendant ce qui me sembla être de longues minutes, incapable de réguler ma respiration, surprise d’avoir réussis seule à effrayer un minotaure. Mais rapidement je me tournais vers Waël et réfléchissais à un moyen de le ramener vers la colonie.

Un mouvement à mes côtés me sortit de mon demi sommeil. Appuyée contre le mur, je posais mes yeux sur Waël qui était à présent bien réveillé. Il avait mauvaise mine et semblait ne pas me voir. Autour de nous, les autres blessés poussaient des gémissements de douleurs sans discontinues. Finalement il tourna la tête vers moi, nos regards se croisèrent et je me demandais ce que je pouvais bien faire ici. Il était presque certain que le fils d’Appollon allait encore s’amuser à mes dépens. Barbie. Voilà le surnom dont il me qualifiait à chacune de nos rencontres et rien n’était plus blessant pour une fille que d’être jugée que par son physique. Ok j’étais grande, blonde. Etais-je pour autant idiote ? Je ne savais d’où lui venait ce préjugé insupportable. Moi-même, je finissais parfois par le croire. Qu’au fond je n’étais rien d’autre qu’une fille faible et écervelée. Non. Il fallait que je reprenne mes esprits, que j’arrête de me laisser conquérir par le jugement des autres. Peu m’importait son opinion. Il était réveillé et j’allais pouvoir bientôt rejoindre mon bungalow. « Qu’est c... Qu’est-ce qu’il s’est passé ? » Je posais mon regard sur lui. Avait-il perdu la mémoire ? Je soupirais doucement avant d’appuyer ma tête contre le mur et de poser mon regard sur lui. Un demi-sourire se forma sur mes lèvres à défaut de pouvoir lui sourire réellement après les nombreuses fois où ses attaques m’avaient vexée. « Il semblerait que tu ais eu besoin de Barbie pour une fois. » Je détournais le regard attendant une pique qui ne vint pas et je continuais de relater les évènements « Tu as franchis la limite magique. Soit t’es un inconscient, soit un suicidaire.Enfin... un minotaure t’a attaqué. » Mon regard se posa sur son épaule meurtrie et je grimaçais légèrement. « Et t’as une sale blessure à l’épaule. Tu risques de ne pas pouvoir l’utiliser pour quelques jours. »
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MessageSujet: Re: REGAN&WAËL – Parfois, il suffit d'un déclic pour tout changer. Dim 22 Juil - 12:07


❝parfois, il suffit d'un déclic pour tout changer.❞

Le corps du demi-dieu était posé sur des draps desquels il ne se recouvrait pas malgré ses tremblements. Il n’avait pas spécialement froid. Mais il était enfoncé dans une torpeur profonde, dont il ne risquait pas de sortir aussitôt. Il lui faudrait du temps. Aussi bien pour panser ces ecchymoses au torse et à l’épaule, que pour tenter de retrouver une once de normalité. Il avait déjà perdu son entière normalité lorsqu’il avait découvert que son pseudo ami avait reçu pour mission de l’amener dans ce camp. Waël n’avait d’ailleurs pas même gardé contact avec ce dernier. Il lui en avait voulu de l’avoir amené dans cette prison gigantesque de laquelle il n’arriverait plus à sortir. Par pure protection. Il y avait un hic dans l’histoire. Il ne se sentait pas protégé. Il s’était fait attaquer par une créature et il se retrouvait à l’infirmerie. De plus, une atmosphère pesante y régnait depuis ces derniers temps. Un sentiment lourd et affligeant. Quelque chose allait se produire en adéquation avec ce souci de protéger. Waël ne se sentait pas en sécurité. Les impressions, qu’il avait, était de mauvais augure. Tout ça ne présageait rien de bon.

Les monstres se faisaient de plus en plus présents aux extrêmes frontières de la colonie. Il ne se rendait pas compte de ses imprudences. Il ne se rendait pas compte qu’il franchissait toujours les limites tel un rebelle surmonté. Même s’il avait bon en avoir des allures, le caractère et le comportement, ça n’était pas planifié. Il ne le faisait pas exprès. Les autres demi-dieux pensaient réellement qu’il manigançait tout ça. Pour une quelconque raison absurde. Il ne les écoutait pas. Il les laissait toujours penser ce qu’ils voulaient. C’était plus amusant à voir. Un peu comme la plupart d’entre eux était persuadé qu’il cachait un lourd secret. Mais quel était-il ? Il n’en savait strictement rien. Le brun laissait planer une lueur de mystère au-dessus de lui. Tant qu’il y a un mystère, il y a une raison de se réveiller le lendemain matin.

Waël s’était mis à ressasser ce qu’il s’était passé dans un cauchemar rocambolesque. Il avait su trouver une fin tragique, à ce qui s’était apparenté à un franc succès de Regan. Il avait revu le corps de la blonde sur le sol. Inerte. Elle n’avait plus une once de vie, un souffle. Elle avait les yeux grands ouverts et un filet de sang qui coulait de son oreille. Un flashback le rapporta à faire la comparaison avec la mort de sa génitrice. Un frisson lui traversa tout le corps, sans même s’en apercevoir. Il avait tremblé d’effroi. Il en avait même attrapé des sueurs froides et un teint pâle qu’on ne lui connaissait habituellement pas. Le fils d’Apollon se réveilla aussitôt et se retrouva assis sur cette espèce de lit. Il grimaça en sentant son mal de tête et les blessures qu’il avait un peu partout sur le haut de son corps. Serrant les dents, il ne laissa rien paraître et examina plutôt les demi-dieux qui gémissaient de douleur eux aussi. Pathétique. Ils se pensaient être des héros. Il avait l’impression d’être dans un jeu de rôle fait sur mesure. Il détestait ça. Il détestait cette vision des choses, de jeu de rôle, cette colonie, cette mythologie surnaturelle.

Lorsqu’il tourna la tête, il vit Regan à ses côtés. Elle était appuyée sur un mur avec les yeux mi-clos qui s’ouvrirent totalement en le voyant. Que faisait-elle là ? Il n’en avait strictement aucune idée et n’était pas sûr de vouloir le savoir. Il se souvenait de quelques bribes de ce qu’il s’était passé. Mais tout restait encore flou. Il passa sa main sur sa tête comme si ça pouvait le calmer. Sans succès. Waël se lança et rompit ce silence en posant une question évidente. Il observa la réaction de la poupée Barbie qui se trouvait à côté de lui. Un soupir et un demi-sourire. Ce fût à peu près tout ce qu’il put en tirer. Rien de très concluant finalement. « Il semblerait que tu ais eu besoin de Barbie pour une fois. » Le regard à la fois ténébreux et obscur du jeune homme se posa sur elle. Il se contenta d’arquer un sourcil et d’hausser les épaules de façon détachée. Il restait distant, méfiant vis-à-vis d’elle. Même s’il se souvenait qu’elle lui avait sauvé la vie. Même s’il avait compris qu’elle n’était pas ce stéréotype humiliant plus souvent donné aux Aphrodites. « Tu as franchis la limite magique. Soit t’es un inconscient, soit un suicidaire. Enfin... un minotaure t’a attaqué. » Regardant plutôt ce qu’il y avait en face de lui, il se mit à hocher légèrement la tête. Il se rappelait comment il s’était retrouvé face à cette bête immonde. Il ne s’en était pas rendu compte. Il s’était mis en danger et allait en avoir des cicatrices. Peu importait. Fronçant les sourcils, il finit par esquisser un fin sourire sans même la regarder. « C’est sans doute toujours mieux que d’être une gentille bimbo à la blondeur un peu trop effarouchée. » Finit-il par dire sur un ton largement amusé. Une remarque qui était tout juste bonne à la contrarier un minimum.

« Et t’as une sale blessure à l’épaule. Tu risques de ne pas pouvoir l’utiliser pour quelques jours. » Il tenta de bouger légèrement son bras et se retrouva à grimacer machinalement sur la douleur. « Fais chier. » Il détestait ne pas pouvoir contrôler chaque partie de son corps à sa guise. Mais finalement, c’était un mal pour un bien. Avec une épaule en vrac, il serait dispensé de toutes ces conneries d’entraînement. Il serait libre de se balader où il le voudrait et quand il le voudrait sans qu’on ne lui fasse de remarques ou qu’on le questionne sur son inactivité aux entraînements. Se battre n’était pas vraiment son truc. S’il avait été un fils d’Arès, il aurait sans doute été le pire que ce dieu aurait pu avoir. Un fils qui n’aimait pas la guerre. Peu commun. « Tant mieux. » Dit-il en se reculant pour pouvoir poser son dos contre le mur. « Merci. » Il ne savait pas trop pour quelle raison en particulier il le disait. Mais il devait le dire.
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MessageSujet: Re: REGAN&WAËL – Parfois, il suffit d'un déclic pour tout changer. Dim 22 Juil - 13:53

Waël et Regan
« Les préjugés occupent une partie de l'esprit et en infectent tout le reste. »

Inconscient. Il fallait l’être pour aller ci et là dans la forêt sans prêter attention à ce qui nous entoure. Tout le monde savait que le climat n’était pas à la quiétude et que ce n’était pas du tout le moment de se reposer sur nos lauriers. Certes nous avions survécus à la tempête de neige, avions retrouvés la rose des vents mais l’ambiance au sein de la colonie restait pesante. Les monstres se pressaient aux abords des limites magiques d’où l’insupportable inconscience de Waël. Etait-ce juste une volonté de montrer qu’il ne se soumettrait jamais aux règles de la colonie ou était-il réellement suicidaire ? Ce mec restait un mystère complet et il n’était pas vraiment sûr que j’eu envie de le comprendre. A vrai dire il était plutôt certain que d’essayer de le comprendre m’attirerait de nouvelles remarques désagréables et croyez-le ou non je n’étais pas vraiment du genre masochiste. Pour moi, Waël représentait le gars insupportable qui se pense beaucoup trop bien pour apprendre à connaître les autres. Il était tellement plus facile de juger, n’est-ce pas ? En fait, je n’appréciais pas Waël tout simplement parce qu’il m’avait blessé dans mon orgueil et les dieux seuls savent que ce n’est pas une chose à faire. Peut-être aurais-je du le laisser en proie au minotaure, au moins n’aurais-je plus eu à supporter ses moqueries. Au fond je savais que j’en étais incapable. J’avais cette fâcheuse habitude de toujours aider quelqu’un dans le besoin. Quelle connerie. J’aurais pu mourir ce soir, mourir pour sauver Waël. J’étais folle.

Quand j’annonçais à Waël qu’il avait eu besoin de moi pour survivre à sa petite escapade dans la forêt, il ne trouva rien d’autre à faire que d’arquer un sourcil et de hausser les épaules. Il s’en fichait clairement. J’aurais réellement du laisser mourir cet ingrat pensais-je en soupirant. Je continuais donc sur ma lancée lui racontant ce qu’il avait fait et les conséquences de son geste. J’observais sa réaction, détaillant les traits de son visage qui semblait plutôt maladif à cet instant précis. Il hocha la tête et j’espérais qu’il finisse par se souvenir qu’un merci serait de rigueur dans une telle situation. Mais au fond je savais qu’il était fort probable que je ne l’obtienne pas. Comme pour confirmer mes pensées Waël déclara : « C’est sans doute toujours mieux que d’être une gentille bimbo à la blondeur un peu trop effarouchée. » Je le fusillais du regard tandis que sur ses lèvres résidaient un sourire amusé. Barbie, bimbo, à croire que c’était les seules noms qu’il trouvait pour me qualifier même après que je lui ai sauvé la vie. Je sentis mon cœur se serrer et je soupirais doucement avant de lever les yeux au ciel. « Pense ce que tu veux, je m’en fous Waël. » Fatiguée de ces joutes verbales, voilà tout ce que j’avais trouvé à lui répondre, essayant de le persuader que ses réflexions ne me touchaient pas même si c’était tout le contraire.

Je lui rapportais alors ce qu’il lui avait été infligé, la raison de la présence de ces bandages autour de son épaule. On ne l’avait pas raté mais avec les soins prodigués ici dans quelques temps ils pourraient de nouveau réutiliser son bras. Waël tenta de bouger son bras, tentative qui se résolut par une grimace qui me fit sourire. « Fais chier. » C’était plutôt amusant de le voir contrarier, un juste retour des choses après m’avoir cherché. Et puis il n’avait pas vraiment à se plaindre, ça aurait pu être bien pire. « Tant mieux. » Je relevais la tête, surprise. D’où lui venait se changement d’avis radical, à quoi avait-il bien pu penser. J’arquais un sourcil en me disant que décidemment Waël était bien étrange, tandis que ce dernier s’adossait contre le mur. Je reposais mes yeux sur les autres blessés me disant qu’il était certainement temps pour moi de repartir. « Merci. » Je tournais la tête vers lui et fronçais les sourcils de crainte d’avoir mal entendu. « Pardon ? » Franchement c’était beaucoup trop irréel pour que je puisse gober ça du premier coup. Waël qui remercie blondie. L’humanité a fait un grand pas aujourd’hui. Je souriais amusée devant la tournure que prenaient les choses. « Je pense qu’il faut vraiment que tu te reposes, tu commences à divaguer si tu veux mon avis. » Je levais les yeux aux ciels à la fois amusée, surprise et gênée. Je ne savais absolument pas quoi répondre à ça. Ca aurait été n’importe qui d’autre j’aurais certainement pu répondre sans réfléchir mais là il s’agissait de Waël. Rien que l’idée d’échanger des mots gentils me semblaient irréalistes. Je tournais la tête vers lui et me mordit la lèvre, sourcils fronçés avant de regarder mes mains. « C’est rien tu sais. Enfin. J’aurais fait ça pour n’importe qui quoi. » Ok c’était certainement la réponse la plus affreuse au monde mais ce n’était pas comme si je ne faisais pas d’efforts. J’entrepris alors de me lever pour lui laisser un peu de tranquillité et surtout pour stopper cet échange qui se révélait un peu perturbant. « Il vaut peut être mieux que je te laisse te reposer. »

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MessageSujet: Re: REGAN&WAËL – Parfois, il suffit d'un déclic pour tout changer. Dim 22 Juil - 17:37


❝parfois, il suffit d'un déclic pour tout changer.❞

Waël était un garçon insouciant. L’inconscience, dont il faisait preuve, le mènerait certainement à sa perte. Un jeu dangereux s’était ouvert à lui. Non. Ca n’était pas l’un de ces stupides jeux de séduction ou de défis que certaines personnes s’amusaient à entretenir entre elles. Le jeu en question était nourri par ses rêveries et afflué par sa naïveté. Qui aurait pensé retrouver un être naïf en lui ? Peu de personnes finalement puisqu’il ne disait jamais rien. Il conservait ses opinions, ses pensées, ses avis pour lui. En se mettant à croire ou non ce que lui disait la plupart des demi-dieux sur tel ou tel sujet, aucun ne se rendait compte de cette faiblesse. À se mettre à rêver d’être un garçon banal, il avait commis une énorme connerie et s’était retrouvé instantanément en danger de mort. Il était purement fautif dans l’histoire. Il le savait parfaitement et l’admettait au plus profond de lui-même.

Le jeune homme s’était fait chasser comme une bête de foire par ce monstre hideux à l’haleine nauséabonde. Il avait pris la fuite comme un lâche ou plutôt comme un lapin, qui savait qu’il allait se faire embrocher s’il ne le faisait pas. Ca l’avait laissé pantois. Le minotaure n’avait rien trouvé de mieux à faire qu’à bondir sur lui et à le faire tomber en le blessant méchamment à l’épaule. Enfoiré. Avec tout ça, il avait également mis la vie de Regan en danger lorsqu’elle s’est battue pour lui sauver la vie. Ils faisaient ça tout le temps ici. Se battre en espérant survivre. Waël n’était pas de ce monde-là. Il détestait ça. Mais le fait est que sans sa Barbie, il serait probablement enterré à l’instant où il pensait à toute cette histoire. Ce fût avec une capacité impressionnante de boules de feu et d’un lance-flamme qu’elle l’avait fait partir loin d’elle, de lui, d’eux. Alors oui. Il pouvait bien la remercier pour tout ce qu’elle avait fait jusque-là. Regan ne serait plus la petite fille aux allures de poupée un peu superficielle. Elle était forte, bien plus forte qu’elle n’y paraissait. Waël s’en rendait compte à présent.

À la première remarque de Regan, il se contenta d’arquer un sourcil et d’hausser les épaules comme il savait si bien le faire. Il ne lui aurait plus manquer qu’un joint pour imiter un stéréotype parfait du connard de service. Qu’aurait-il dû dire ou faire autrement ? Waël était comme ça. Il ne se posait pas de questions. Elle soupira. Réaction basique quand on est agacé. Il renchérit par une remarque à deux balles, qui avait pour but d’amuser. Il sentait son regard sur lui. Il aimait ça. Il aimait la provoquer. Ca en était devenu jouissif tant la machination était réellement affligeante pour elle. « Pense ce que tu veux, je m’en fous Waël. » Non. Bien sûr que non. Elle ne s’en foutait absolument pas ou elle n’aurait pas soupiré pour lui démontrer que tout ça la gonflait royalement. Un demi-sourire vînt de nouveau orner les lèvres du jeune homme qui se délectait de la situation intérieurement. « Moui. T’as raison. Je suis un débile qui pense avoir des super-pouvoirs comme les mioches dans les dessins-animés. » Lâcha-t-il sur un ton largement ironique. Il était cynique. Voire même pire que ça.

Lorsqu’elle lui expliqua ce qu’il s’était passé pour qu’il soit dans un tel état, il s’en suivit tout une suite de remarques qu’il lâcha promptement. Il ne chercha pas même à mesurer ses différentes réactions parce que ça ne l’intéressait pas plus que ça. Le merci, qu’il lâcha rapidement, était mérité. Elle lui avait sauvé la vie et était restée étrangement à ses côtés durant sa convalescence. Que pouvait-il dire d’autre pour exprimer sa gratitude ? Il avait bon être mystérieux, être pris pour un con, ça n’était pas pour ça qu’il en était impoli. « Pardon ? » Waël ne comptait pas le répéter. Il tourna sa tête vers elle et esquissa un sourire qui voulait en dire long sur ce qu’il en pensait. Oui. Il était bel et bien sincère. Non, il ne se moquait pas d’elle. C’était un sourire sincère qui le dévoilait un minimum si on voulait. « Je pense qu’il faut vraiment que tu te reposes, tu commences à divaguer si tu veux mon avis. » Levant les yeux au ciel, il retînt un rire amusé. Il divaguait complètement avec cette douleur insupportable. Ou à cause du nectar qu’il avait dû ingurgiter. « Non. C’est ta présence qui me fait cet effet-là. » Il était resté très sérieux lorsqu'il l'avait regardée dans les yeux. Quelques instants plus tard, son demi-sourire apparût sur son visage et vînt laisser penser à un amusement puéril de sa part. Il l'avait laissée croire durant une seconde que sa réponse était passable de vérité.

Waël n’avait rien contre elle. Absolument rien. Il s’amusait à la taquiner et à l’enquiquiner parce que malgré ce qu’il avait pu penser, Regan était une fille qu’il pouvait potentiellement se mettre à apprécier. Elle n’était pas aussi blonde qu’elle pouvait y paraître. Elle l’avait sauvé après tout. Elle aurait pu le laisser crever. Mais non. « C’est rien tu sais. Enfin. J’aurais fait ça pour n’importe qui quoi. » Il s’en doutait bien. Regan était bel et bien une fille altruiste comme il pouvait l’être avec ceux qu’il laissait s’approcher. Avec sa dernière phrase, elle tentait de lui démontrer son air désinvolte. En fait, à lui réfléchir, elle lui plaisait de plus en plus avec son attitude détachée. « Ouais. Bien sûr. » Dit-il sur un ton énigmatique qui ne lui permettait pas de voir ce que Waël pensait réellement de ce qu’elle venait de dire. La blonde se leva alors. Il la regarda faire en se demandant ce qu’elle fichait là. « Il vaut peut-être mieux que je te laisse te reposer. » C’était tout ? Waël ne comptait pas la laisser partir. Pas aussi facilement en tout cas. Il n’attendit pas plus longtemps pour chercher à la faire réfléchir sur le coup. « Oh. Barbie a besoin de repos après s’être battue au lance-flamme face à… Comment déjà ? Ken. » Il lui lança un regard insistant, alors qu'il ramena ses jambes vers lui en se positionnant en tailleur. Il tapota plusieurs fois sur le lit pour l’inviter à venir s’asseoir comme s’il avait quelque chose d’important à lui dire. Son côté mystérieux refaisait surface. Comme à chaque fois. « Viens t’asseoir là. Je vais te faire un massage. » Lâcha-t-il sur le ton de l’ironie bien entendu.
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MessageSujet: Re: REGAN&WAËL – Parfois, il suffit d'un déclic pour tout changer. Sam 28 Juil - 20:36

Waël et Regan
« Les préjugés occupent une partie de l'esprit et en infectent tout le reste. »

Evidemment que je ne me fichais pas le moins du monde de ces répliques. Je n’arrivais jamais à passer au-dessus des moqueries et des remarques, et ce, depuis ma plus tendre enfance. Pourtant j’aurais du m’habituer, me développer une sorte de carapace contre cette sensibilité écœurante et ses sentiments qui revenaient sans cesse. Tout me tenait à cœur, me prenait les tripes. Et pourtant j’avais essayé, j’essayais toujours d’ailleurs, d’être indifférente. Je savais d’ailleurs très bien jouer ce sentiment, faire comme si rien ne nous touchait, paraître invincible alors qu’au fond résidait seulement la désillusion. « Moui. T’as raison. Je suis un débile qui pense avoir des super-pouvoirs comme les mioches dans les dessins-animés. » Je levais les yeux aux ciels encore une fois, en pensant intérieurement que cette explication pourrait être la véritable raison que je n’en serais même pas étonnée.

Puis il s’était excusé, chose bien trop surprenante pour me sembler réelle ou tout du moins franche. Waël qui sort une phrase sans la moindre réplique cinglante, c’était impossible. Ou du moins c’est ce que j’avais cru, à croire qu’il lui arrivait parfois d’avoir des moments de lucidité. Ou peut être essayait-il de me faire croire que lui être venu en aide était une bonne décision. Au cas où ça se reproduirait. Ca ne m’aurait certainement pas surpris d’apprendre qu’il pouvait être calculateur à ce point. Avec Waël, toutes les idées étaient permises. Ce mec était un mystère complet. Pourtant, le sourire qu’il m’adressa sembla confirmer qu’il était sérieux, mais je ne souhaitais en aucun cas me laisser prendre à son jeu. « Je pense qu’il faut vraiment que tu te reposes, tu commences à divaguer si tu veux mon avis. » « Non. C’est ta présence qui me fait cet effet-là. » Je sursautais presque à l’entente de ces mots et mes yeux scrutaient son visage. Je cherchais la trace d’un sourire, un éclat rieur dans ses yeux et pourtant il semblait sérieux. Interdite, je me retrouvais soudain confuse et sentait que mes joues rougissaient quand un sourire amusé apparut sur ses lèvre. Va te faire foutre Waël.

Je tentais de retrouver mon calme et de chasser ma confusion qui ne ferait que le réjouir. Je m’apprêtais donc à partir déjà vexée de me faire manipuler par lui, quand sa voix résonne de nouveau dans mon dos. « Oh. Barbie a besoin de repos après s’être battue au lance-flamme face à… Comment déjà ? Ken. » Je serais les poings avant de me retourner et de lui lancer un regard furibond. « N’empêche que devant ce Ken t’en menait pas large. » Bras croisés sur la poitrine un sourire mesquin s’était formé sur mon visage. Bien trop contente de lui rappeler que c’était bien lui le plus faible de nous deux. Waël se repositionna sur le lit et je me demandais pourquoi j’étais encore là. En fait, je savais. Mon orgueil avait encore été blessé par ce stupide fils d’Apollon et j’étais incapable d’ignorer ses paroles. C’était peut-être ça au fond mon défaut mortel, l’orgueil qui sait. Il tapota le lit me faisant signe de m’assoir et je le contemplais en secouant la tête. « Même pas en rêve. » Malgré ma réplique il continuait d’insister pour que je m’asseye à ses côtés. « Viens t’asseoir là. Je vais te faire un massage. » dit-il avec ironie. J’arquais un sourcil et déclarais « Je m'assois à condition que tu ne me touches pas » Même si son ton avait laissé envisager qu’il n’était pas sérieux le moins du monde, je préférais assurer mes arrières, on était jamais trop prudent. Surtout avec Waël. En soupirant je vins m’assoir face à lui avant d’accrocher mon regard au sien. « Qu’est-ce que tu veux me dire ? Que je suis blonde ? Idiote ? Superficielle ? Si ce n’est que ça je ne vois pas de raisons de rester, crois-moi tu m’as déjà dit tout ça. »


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MessageSujet: Re: REGAN&WAËL – Parfois, il suffit d'un déclic pour tout changer. Sam 28 Juil - 22:05


❝parfois, il suffit d'un déclic pour tout changer.❞

L’être humain était préconçu pour se soucier de sa petite personne. Les remarques, que Waël lançait ouvertement à Regan, étaient purement stratégiques. Il savait qu’elle réagissait mal. Elle prenait ses remarques beaucoup trop à cœur, alors qu’il balayait les siennes d’un revers de la main. Tout, ce qu’elle pouvait lui reprocher, était purement véridique. Elle lui balançait ses défauts à la figure. Mais ses propres défauts étaient ce qui lui permettait d’être humain. Il conservait cette part d’humanité en lui. C’était tout ce qu’il souhaitait. Il gardait cette part d’humanité et pouvait espérer rester en contact avec le monde des mortels. Autrement dit, ces remarques blessantes lui permettaient d’avoir les pieds sur terre. Une vraie bénédiction. Regan, quant à elle, en était vexée. Ses réactions l’amusaient purement tant il voyait l’impact qu’il pouvait avoir sur elle, alors qu’ils étaient loin d’être proches tous les deux. Alors qu’il se dénigrait lui-même, la blondinette leva les yeux au ciel en guise de réponse. Il secoua négativement la tête et la fixa. « Tu penses tout autrement peut-être ? » Lui demanda-t-il. Puisque ce qu’il avait dit ne semblait pas la satisfaire, il lui offrait l’opportunité de lui dire ce qu’elle pensait réellement de ce fils d’Apollon. Il la fixait dans les yeux. Allait-elle lui dire ou préférait-elle se cacher ?

Waël avait certaines facilités à jouer et à manipuler les demi-dieux de la colonie parce qu’en quatre ans, il avait appris à les connaître. Certains plus que d’autres. Mais aucun d’entre eux ne le connaissait vraiment. Alors quand il décidait de s’amuser à faire du chantage, à trouver leur faiblesse, il s’en servait contre eux. Il s’amusait. Aucun d’entre eux ne pouvait retourner sa supercherie contre lui. Tout ce qu’ils savaient, c’était qu’il était un fils d’Apollon, qu’il détestait se battre et qu’il considérait ses frères ainsi que ses sœurs comme des inconnus. Rien de très concluant. Il était rare de le voir défendre ses frères et sœurs, Scotland le faisait en tant que chef de bungalow. L’enfant du dieu du soleil avait décidé d’être oisif. Dans un jeu sensuel, il s’était lancé à une remarque emplie de sous-entendus mielleux. Regan avait été surprise sur le coup. Peu à peu, il avait observé la moindre de ses réactions. Elle s’était mise à rougir et ce fût à ce moment-là que son sourire narquois apparut sur son visage. Un peu comme si cette remarque lui avait réellement fait de l’effet. « Mmh. C’est ton copain qui va être content que je te fasse autant d’effet. » Il se délectait. Il se fichait de si oui ou non elle avait réellement un copain. Qu’est-ce qu’il s’en foutait. Le but était simplement de la faire sortir d’elle-même.

« N’empêche que devant ce Ken t’en menait pas large. » Serrant les poings, elle s’était retournée vers lui avec un air colérique au visage. Il esquissa un sourire en entendant sa remarque. Il n’aimait pas se battre, ne voulait pas se battre parce qu’il détestait ça. Tout simplement. Il avait été hors de question pour lui de brandir un glaive. Il ne voulait pas mener de joute physique. Alors il avait couru. Il courrait probablement plus vite que n’importe quel demi-dieu. Ou pas. Il haussa les épaules. Elle arborait un sourire mesquin au visage qui faisait plaisir à voir. Elle était fière de son coup. « Il était hors de question que je sorte un glaive pour mener un combat surnaturel. J’aurais encore préféré mourir. Mais faut croire que tu tenais trop à moi que pour le laisser faire. » Parce que même en position de faiblesse, il arrivait à le retourner contre elle. Un sourire naquit sur son visage. Il lui rendait la monnaie de sa pièce. Alors qu’il restait assis sur son lit, il le tapota pour la faire venir auprès de lui. « Même pas en rêve. » Lâcha-t-elle. Évidemment. Alors qu’elle montrait des marques d’intérêt pour lui, elle refusait de l’approcher de trop près à présent. Si ça n’était pas équivoque, ça restait troublant. « T’y es déjà dans mes rêves. » Rétorqua-t-il.

Il en vînt même à lui proposer un massage pour la faire rester. Il ne le faisait jamais habituellement er préférait voir les gens s’en aller. Mais pas cette fois. Il le lui faisait savoir et attendait sa réponse. « Je m'assois à condition que tu ne me touches pas. » Il se contenta d’hocher la tête pour approuver ce qu’elle venait de dire. Il ne la toucherait pas. Waël était méfiant vis-à-vis d’elle, car Regan était l’une de seules filles à pouvoir lui tenir tête. Elle savait quand il jouait. Même si elle avait encore du mal à le saisir sur le coup. C’était ça qu’il aimait bien chez elle. La jolie blonde vînt finalement s’asseoir à ses côtés, alors qu’il tentait de ne pas trop bouger pour son épaule. Oui. Un massage à une main, ce n’était peut-être pas forcément l’idéal finalement. « Qu’est-ce que tu veux me dire ? Que je suis blonde ? Idiote ? Superficielle ? Si ce n’est que ça je ne vois pas de raisons de rester, crois-moi tu m’as déjà dit tout ça. » Il esquissa un sourire amusé à l’entente de ces paroles. « Non, non. Ça, tu le sais déjà. » Dit-il aussitôt. Il avait répondit directement afin de ne pas laisser de silence les troubler. Les silences étaient parfois gênants. Alors qu’allait-il lui dire ? Bonne question. Il l’avait faite rester par cette phrase énigmatique. Mais il n’avait rien de particulier à lui dire. Alors il se mit à réfléchir durant quelques minutes. « Tu savais que les belettes devaient manger jusqu’au tiers de leur poids pour espérer pouvoir vivre ? » Lâcha-t-il. Chose purement inutile à savoir.
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MessageSujet: Re: REGAN&WAËL – Parfois, il suffit d'un déclic pour tout changer. Lun 6 Aoû - 18:18

Waël et Regan
« Les préjugés occupent une partie de l'esprit et en infectent tout le reste. »

« Tu penses tout autrement peut-être ? » Je posais mon regard sur lui, il attendait silencieux que je lui dise le fond de ma pensée. Le problème, c’est que je ne pensais pas grand-chose de lui. Je ne comprenais pas ses réactions, ses phrases, ses actes. Je n’arrivais pas à saisir sa personnalité, à savoir si il lui arrivait parfois d’être sérieux, voir même amical. Plus le temps passait et plus je me persuadais intérieurement que Waël n’en valait pas la peine, qu’il n’y avait rien de cacher derrière son cynisme et ses jugements insupportables. « Je pense que tu n’es qu’un fils d’Appollon fier et prétentieux, se croyant plus malin que le reste du monde mais qui au fond n’en mène pas large quand il s’agit de se débrouiller tout seul. Quoi que… le fait que tu m’ais dis merci laisse peut être un infime espoir que tu ne sois pas que réduit à cette simple description. » J’avais toujours été d’une franchise déconcertante quand on me demandait mon avis, ce qui n’arrivait évidemment pas tout le temps car je me plaisais à garder une certaine réserve avec les gens qui m’étaient inconnus. Il était tellement plus simple de rester discrète, ça amenait moins de problèmes.
Je me détestais d’avoir rougie devant son pseudo compliment, j’aurais du savoir que ce n’était n’importe quoi, que ce n’était qu’une moquerie de plus de sa part. Je me haïssais. Vraiment. Je ne lui avais donné matière qu’a se moquer un peu plus de moi comme si il n’y arrivait pas déjà assez bien tout seul. « Mmh. C’est ton copain qui va être content que je te fasse autant d’effet. » L’ignorer, il fallait que je me concentre pour l’ignorer. Oublier son sarcasme, même sa présence si je le pouvais. Qu’est ce qu’il me prenait de rester ici ? A croire que j’étais du genre à me transformer volontairement en martyre. Un peu sado masochiste la Regan.
Alors qu’il se moquait encore une fois de moi et de ma ressemblance avec une poupée Barbie, je tentais de reprendre la main dans cet échange, lui rappelant que sans moi il ne serait certainement plus là. « Il était hors de question que je sorte un glaive pour mener un combat surnaturel. J’aurais encore préféré mourir. Mais faut croire que tu tenais trop à moi que pour le laisser faire. » Ce mec ne s’arrêtait donc jamais ? J’encaissais encore sans broncher face à ses allusions sur le fait que j’étais intéressée par lui. Ce qui était totalement faux. J’haussais un sourcil, bras toujours croisés. Etonnée de sa réponse « T’as qu’à dire que t’es un lâche ça sera plus rapide. » Il m’indiqua alors de m’assoir ce que je refusais sur le champ « Même pas en rêve. » Il ne sembla pas du tout surpris par sa réponse et rétorqua « T’y es déjà dans mes rêves. » Je serrais alors les poings, essayant de rester calme mais sentant la colère monter peu à peu.
Je vins finalement m’assoir, intriguée par la raison qui le faisait me retenir. Nous ne nous supportions pas, alors à quoi bon rester à se disputer ? A croire que nous essayions tout deux de comprendre l’autre. Je lui demandais alors ce qu’il voulait, un peu exaspérée, énervée par le nombre de phrase à deux balles qu’il m’avait sortit en l’espace de dix minutes. « Qu’est-ce que tu veux me dire ? Que je suis blonde ? Idiote ? Superficielle ? Si ce n’est que ça je ne vois pas de raisons de rester, crois-moi tu m’as déjà dit tout ça. »Un sourire se reforma sur ses lèvres, sourire que qui ne m’énerva que plus. « Non, non. Ça, tu le sais déjà. »J’aurais du le laisser crever, j’espérais pour lui qu’il avait quelque chose de vraiment important à me dire, j’attendais en silence les mots qui ne venaient pas, il réfléchissait. « Tu savais que les belettes devaient manger jusqu’au tiers de leur poids pour espérer pouvoir vivre ? » Alors c’était ça qu’il voulait me dire ? Je me levais du lit furibonde, incapable d’encaisser de nouvelles idioties. « Tu sais quoi Waël ? Va te faire voir avec tes phrases puériles, tes jugements insupportables et ta drague à deux balles ! Je vois même pas pourquoi je suis encore là, car à l’évidence ça ne sert à rien du tout. Tu es vraiment l’idiot que j’ai décris toute à l’heure. Il n’y a même pas d’infime espoir pour toi. » Poings serrés, haletante par le nombre de choses que j’avais débité, j’avais crié sur lui comme j’avais jamais crié sur quelqu’un enfin, à part sur Tim. A croire que j’avais le chic pour me prendre la tête avec les mecs. J’étais peut être une cause perdue. Tous les autres malades avaient le regard posé sur nous, enfin surtout sur moi mais pour le moment c’était le cadet de mes soucis.



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REGAN&WAËL – Parfois, il suffit d'un déclic pour tout changer.

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